mardi 6 septembre 2005
L'ÉQUIPE FÉMININE
Dirigeant : Philippe Dupart
Entraîneurs : Philippe Dupart, Marie Hélène Bouchillou et Yoan
Infos :
Championnat de France de 3ème division.
Entraînements les mardi et jeudi de 19h45 à 22h au stade Suzanne Lenglen.
Rencontres le dimanche après-midi (15h).
Cotisation : 210€.
jeudi 13 octobre 2005
9/10 - NOISY-ST DENIS / RCP 15
Dimanche 09 octobre 2005 – Stade du Uvier – Noisy le sec :
L’entente Saint-Denis Noisy-le-sec rencontre le RCP 15, vers 15 heures
1er match du championnat de 3ème division de rugby féminin, saison 2005-2006
Imaginez un terrain perdu sur les hauteurs d’une petite ville de banlieue, dans un quartier verduré ; des installations modestes mais l’un de ces endroits qui ont fait le rugby d’antan, un lieu où nous aimons nous retrouver le dimanche en famille, où se mêlent et raisonnent " 80 " minutes durant, les encouragements et applaudissements des supporters et les consignes et énervements des staff des deux parties.
La journée est belle quasi estivale pour un début de mois d’octobre ; la température limite excessive pour se livrer au combat annoncé. Car l’équipe locale est réputée pour être batailleuse et il est à craindre qu’elle ne se laissera pas conquérir facilement sur ses terres. Mais c’est un début de saison qui peut révéler son lot de surprises ou tout simplement, annoncer le début d’une belle aventure. Le rugby reste une histoire écrite par des hommes et des femmes, soucieux de partager, échanger autour d’une passion commune. Et de l’amour naît toujours de belles choses…
Sur le bord de la touche, où se sont retrouvées 30 à 40 personnes, cet après-midi ne se veut pas comme les autres. Outre le fait qu’il s’agisse du 1er match de la saison, il règne l’atmosphère des grands jours qui ont fait et continuent de faire ce sport. Une luminosité toute particulière s’est installée, signe d’une communion parfaite entre les joueuses, l’environnement justement et leur destin du jour.
Le match débute sans réelle observation. Le coup d’envoi parisien ne permet pas aux bleues et blanches de Saint Denis, de se libérer de leur pression d’avant match. Elles sont rapidement contenues dans leur camp, et la domination du RCP parait évidente.
Le jeu prend souvent au large après des regroupements provoqués par de nombreux points de fixations volontaires de l’ouvreuse parisienne ou de son premier centre, mais également imposés par une attaque souvent à plat qui se retrouve très tôt prise par la défenses adverse assez bien en place.
Mais c’est dans de petits périmètres que se déroulent les offensives de part et d’autres. On prend peu la largeur, ce qui présente avantages et inconvénients. Ainsi, les passes sont trop fortes ou à l’inverse pas assez et donc dans les chaussettes, faites à l’aveugle ou retenues ce qui fait gaspiller des 4 ou 3 contre 1 dans les 5 ou 10 mètres adverses. A contrario, la faible distance entre les joueuses autorise la participation des avants aux mouvements des ¾ et par de petites séries de passes (petites également) on progresse sur la largeur pour mettre l’ailière en situation de briller.
Le danger est venu de l'ailière qui armée de son casque s’est plusieurs fois trouvée à devoir tenir en bout de ligne, et attendre le soutien le plus souvent au sol, avant de pouvoir aplatir un premier essai plus que mérité : lancement rapide du jeu par la 9, passe sur deux pas de la 10, cadrage de la 12 puis franchissement avec enchaînement 13 – 11 et 10 mètres tout en puissance pour une joueuse accrochée bien avant l’entrée de la surface. Bravo !
Les ¾ adverses ne parviennent plus à tenir le ballon, souvent récupéré et joué dans la foulée par les noirs et jaunes. Sur le côté droit de l’attaque, Mathilde s’arrache encore à 3 reprises pour augmenter la différence de points : deux fois sur des courses en débordement de près ou plus de 30 mètres, et la troisième pour récupérer dans l’en-but un ballon rasant passé au pied par 1 pilier intercalé el un15 mais en l’occurrence suffisamment consciente de ses qualités et de celles de sa coéquipière pour oser ce coup de génie.
Les botteuses s’alternent selon leur pied, pour transformer plusieurs des essais et amener le tableau de marques à la mi-temps à pencher largement en faveur du RCP = 29-00. Saint Denis aurait-il cédé ?
La seconde mi-temps prend un tout autre visage. Les locales fières d’une remontrance en forme de leur entraîneur, s’appliquent à retrouver leur base faite d’un jeu d’avants. Elles travaillent au cœur des regroupements, les ballons portés sont rapidement libérés et ramassés. Numéros 8 et 5 mettent en défaut nos filles sur des mouvements au ras. Consommées au sol ou autour des mauls, elles passent en percussion sur le premier bloc défensif, la charnière notamment. Le RCP est enfoncé mais pas dépassé. Il n’a plus la main sur le ballon. Fort heureusement l’équipe en face, n’est pas très structurée autour de ses joueuses " vedettes " et en fin de compte bien esseulées. On sent la pression augmenter, la tendance dans la possession de balle et la domination s’inverse. Les avants se mettent à la faute, parfois peu sanctionnées car l’arbitre dans l’esprit du mouvement a décidé de laisser jouer. Le match n’en est pas moins toujours aussi plaisant, car cela bataille. Dés que l’occasion se présent, on tente la relance au pied ou à la main sans crier au feu. La maison reste soudée et les lignes en place (ce qui n’était pas forcément le cas en première mi-temps !). De fait sur un ballon perdu par Saint Denis et récupéré puis une nouvelle fois joué rapidement, Mathilde s’échappe à nouveau à l’aile (gauche cette fois). Un peu fatiguée de ses efforts, elle parcourre 10-15 bons mètres avant de s’arrêter de se retourner et de passer à sa 9 arrivée lancée qui reprend intérieur pour une course de 40 mètres et 1 essai de contre d’anthologie (bravo Lucie). Le score enfle. Encore une action collective, qui démontre l’esprit de cette journée. Le match dans les têtes s’est peut être joué là ?
Un essai de Saint Denis entre les poteaux marquera la baisse d’engagement (mais non d’envie) mais aussi la meilleure organisation en face sur certains enchaînements. Il faut dire aussi que les remplacements et un effectif qui tourne, s’il permet d’intégrer de nouvelles joueuses, demande un temps d’adaptation parfois coûteux sur le terrain. Mais le coaching, oui célébrons le aussi, outre dans la gestion des blessures s’est voulu intelligent et a permis à un groupe de vivre ensemble et sans se déstructurer, de finir cette journée comme elle l’avait commencée : par un rayon de soleil, mais cette fois sur le visage des filles du RCP.
Score final = 34-7
Félicitations à toutes ; encore bienvenue aux " petites " nouvelles (3,5,8,12,19… - pardonnez mes oublis), mais c’était là une belle façon de vous rencontrer.
Maya a été décerné à Yoan pour son " on joue la balle dans nos 5m au lieu de dégagé…"
Le bouchon d'argent a été remis à Perrine qui a su tenir brillamment sa place de 8
Le bouchon d'or a naturellement été remis à Mathilde sur ce match pour ses 4 essais d'anthologie !
lundi 24 octobre 2005
23/10 - POUGUES LES EAUX - RCP 15
Dimanche 23 octobre – 13h. Match contre Pougues les Eaux.
Composition de l’équipe :
> Titulaires : 1 Laura, 2 Blonde, 3 Elsa, 4 Emmanuelle, 5 Anne, 8 Isabelle, 9 Lucie, 10 Anaëlle,11 Mathilde, 12 Perrine, 13 Emilie, 14 Emilie véto
> Remplaçantes : 16 Géraldine, 17 Agrippine, 18 Ariane, 19 Bouchon, 20 Jihane, 21 Anne-Cécile, 22 Camille
Départ de Paris 8h15
Arrivée un peu tardive à Pougues les Eaux, l’échauffement est un peu accéléré.
Film du match
Début de match à 13h.
Sur leur premier ballon, les bleues réussissent à déstabiliser la défense, avec deux placages manqués, signe peut-être d’un échauffement trop court, mais Emilie Louloute sauve la maison avec un énorme placage sur l’attaquante. En attaque, les ballons sont un peu lents à aller sur les extérieurs. Le jeu est un peu incertain.
Assez rapidement acculée, l’équipe parisienne réussit une très bonne phase de défense dans ses 22. Et le jeu peut repartir avec une magnifique action des trois-quarts. Le ballon arrive à l’aile à Mathilde, qui en profite pour mettre une accélération et prendre à contre-pied la 11 adverse en position d’arrière, qui en tombe sur les fesses, et Mathilde marque entre les poteaux.
5-0
Avec cet essai, l’équipe est sur la bonne voie et après un coup de pied à suivre de Mathilde, qui suit un très gros travail au ras des avants, Lucie peut conclure dans l’en-but.
10-0
Après cette bonne phase, l’équipe retombe dans ses travers : plaquages manqués ou inefficaces qui permettent aux bleues de faire des percées de 10 ou 15 mètres. Le RCP subit les pressions des avants adverses, ce qui permet aux trois-quart de trouver facilement des espaces.
Le pack parisien a également des problèmes de mêlée. En effet, sur une mêlée écroulée, l’arbitre siffle une pénalité, que la buteuse bleue tente et réussit.
10-3
Les Parisiennes repartent de l’avant, mais la vitesse de passe des trois-quart rend toutes velléités presque stériles. Mais la qualité de soutien des jaunes et noires leur permet tout de même d’effectuer d’excellents passages.
Toutefois, la balle est majoritairement bleue et après un autre souci de mêlée, la 18 tape à suivre et va plaquer dans l’en-but. Anaële semblait pourtant pouvoir arriver sur la balle avant elle, mais elle ne pouvait voir arriver la joueuse adverse à pleine vitesse. Malheureusement, la communication ne s’est pas faite et elle n’a pu empêcher la joueuse d’aplatir.
10-8
Les Parisiennes deviennent fébriles et sont constamment sur le reculoir du fait encore d’une défense individuelle approximative et des pertes de balles des arrières en phase d’attaque. Les bleues jouent deux fois de suite au pied et obligent Emilie Veto à aplatir deux fois de suite dans son en-but. Cette possession se traduit par une pénalité en face des poteaux, manquée.
La mi-temps trouve les parisiennes sous-pressions dans leurs 22 et tombe donc à pic.
Le match reprend, les jaunes et noires font montre d’intentions intéressantes, mais toutes les attaques sont avortées à cause de faute de main ou de faute au sol. Toutes ces tentatives infructueuses portent sur le moral de l’équipe et les bleues reprennent le dessus. Elles obtiennent une pénalité, passée entre les poteaux par la buteuse. Les bleues prennent l’avantage pour la première fois du match, ce qui porte un sérieux coup au moral de Paris.
10-11
L’équipe des jaunes et noires se reprend et repart à l’attaque. Ce retour à la bataille est récompensé par une pénalité en face des poteaux passée par isabelle.
11-13
Puis à la suite de deux très belles percées du 9 Lucie puis du 10 Anaële, l’équipe avance au près jusqu’à une touche à 5 mètres de la ligne d’en-but. Sur une combinaison, Elsa prend le ballon petit coté et va aplatir en force dans l’en-but.
11-18
Une fois de plus, les Parisiennes se croient à l’abri et subissent de nouveau les attaques des bleues. Ces dernières marquent encore après une tres belle suite de pénétrations au ras. Les Parisiennes se remettent une fois de plus en danger.
16-18
Les Parisiennes font beaucoup de fautes et manquent de perdre l’avantage.
Mais Isabelle réussit plusieurs belles percées qui font mal à la défense de Pougues, elle est bien soutenue. Les Parisiennes sont dans les 22 adverses, déploient l’attaque, obtiennent une pénalité et jouent la pénal-touche. L’attaque est renversée, et finalement Ariane aplatit en force.
16-23
Les Parisiennes ont retrouvé la cohésion et l’envie. Elles font montre d’un très bel engagement. Elles restent dans le camp de Pougues. On approche de la fin du match. Les avants percent au ras. Les jaunes et noirs obtiennent la pénalité, tentée et réussie de nouveau par Isabelle.
16-26
Les Parisiennes gardent l’esprit, mais le score en restera là.
Le bilan
> Les bons points : un soutien sans faille, une cohésion extraordinaire, en particulier des avants. Une bonne technique du jeu au ras et dans l’espace au près. Bonne touche.
> Les mauvais points : les placages trop hauts inefficaces, manque de vitesse du ballon dans la ligne arrière, manque d’explosivité à la prise de balle dans la ligne arrière, manque de physique, défense trop lente ouvrant des brèches.
A retenir pour le match retour
> La ligne de trois-quart peut aller très vite, et en particulier la 18.
> Les avants peuvent être très agressives et mettre une bonne pression.
> Elle commettent de nombreuses fautes au sol et dans les regroupements.
> Pougues les eaux est une vraie ville. et oui.
mardi 8 novembre 2005
Dimanche 6 Novembre : match contre Crepy / Othis (2èmes de la poule)
Dimanche 06 novembre – 15h. Match contre Crepy Otis
Départ de Paris 12h
Long échauffement
Film du match
Début de match à 15h.
Le match commence par une phase de possession des jaunes et noires, mais la balle est perdue après une faute au sol. Les Parisiennes récupèrent le ballon sur une touche après un coup de pied. Elles développent leur attaque, Isabelle tape au pied pour Mathilde, la balle sort en touche dans leurs 22 mètres. Mais lors de l’attaque suivante, les rouges interceptent, et une adversaire d’échappe, rapidement rattrapée par Isabelle, auteur d’un très beau plaquage.
Le pack récupère le ballon et progresse bien.
Mais sur les deux touches suivantes, le ballon est perdu.
L’équipe parisienne domine largement et occupe le camp adverse. Les intentions en attaque sont là, autant de la part des avants, très efficaces et percutantes sur les impacts, que chez les trois-quart avec une très belle percée d’Anne-Marie par exemple.
Malgré tout la multiplication des fautes et des erreurs en touches empêche l’équipe de concrétiser cette domination. Trop de ballons sont quasi directement donnés à l’adversaire.
Pourtant à la suite d’un très beau coup de pied à suivre d’Isabelle, une joueuse adverse entre dans l’en-but avec le ballon. L’arbitre ordonne une mêlée à 5 mètres. On se rapproche. Les attaques se suivent de renversement en pénétration. Les Parisiennes sont définitivement dans les 22 adverses. A la suite de plusieurs attaques déployées, Annaëlle perce et donne après impact à Elsa qui est très près d’ouvrir le score. À la suite d’une pénalité à 10 mètres, l’attaque est avortée par un en-avant. Les deux touches suivantes sont perdues, mais le ballon est récupéré et Isabelle réussit enfin à libérer son équipe en allant aplatir entre les poteaux en filou. Elle transforme elle-même son essai.
7-0
Dès l’engagement, les Parisiennes repartent de plus belle dans le camp d’Otis. Même si le match est dur et rugueux, les rouges n’ont pour l’instant quasiment jamais inquiété réellement l’équipe parisienne, qui retourne à l’attaque. Cette supériorité est aussi due à une très bonne défense ponctuée de très beaux et très efficaces plaquages, en particulier sur la numéro 13 adverse, particulièrement impressionnante.
Mais les nombreuses pertes de balles et fautes empêchent les Parisiennes de marquer avant la pause.
À la reprise, les rouges entrent dans le camp parisien, très vite repoussées par une avancée de 30 mètres des avants parisiens biens regroupés Mais en sortie de regroupement, le ballon sort en touche.
Les Parisiennes multiplient les fautes et les buteuses n’arrivent pas à dégager leur camp à cause du vent contre. Le jeu est indécis, le ballon change beaucoup de mains. Les Parisiennes n’arrivent pas à faire la différence avec leurs trois-quart et subissent de plus en plus. Les joueuses d’Otis s’installent de plus en plus dans le camp parisien. Les jaunes et les noires défendent comme elles peuvent, courageusement. Le jeu d’Otis s’est vraiment amélioré et en particulier les coups de pieds de la 13 adverse font mal. Mais les Parisiennes sont souvent sauvées par des fautes de main ou des fautes au sol au cours de l’attaque. À signaler le très beau sauvetage à 1 mètres de la ligne en coin du numéro 1, Julie.
Mais après 15-20 minutes de pression, les rouges finissent par marquer sur une récupération. Mais l’essai n’est pas transformé. Les Parisiennes mènent encore.
7-5
Un autre match commence. Il reste environ 5 minutes dans le temps réglementaire. La tension monte. Les Parisiennes ont repris du poil de la bête et repartent à l’attaque pour préserver leur maigre avantage. Elles ne se découragent pas et résistent bien.
La tension est à son comble, on est dans les arrêts de jeu. Sur un dernier coup de pied adverse, Jihane fait l’erreur par ignorance de lancer à la main son ballon en touche pour échapper à la pression des attaquantes rouges. Mais sans conséquences. Le match est fini. OUF !
Le bilan
∑ Les bons points : un très bon match général des avants, malgré un véritable défi physique, sauf en touche. La très belle résistance en seconde mi-temps. Le retour des placages qui tuent.
∑ Les mauvais points : la touche, la difficulté des trois-quarts à trouver la faille, toujours trop de fautes de main.
À retenir pour le match retour
∑ L’intensité physique proposée, même si les filles tombent bien.
∑ La qualité du jeu au pied.




